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Vivre en Haiti, double handicap pour pour les personnes a mobilite reduite

Auteur : John Gerard stanley Mervil

VIVRE EN HAÏTI, DOUBLE HANDICAP POUR LES PERSONNES À MOBILITÉ RÉDUITE

En 2009, l’État haïtien a ratifié la convention relative aux droits des personnes handicapées. Par conséquent, il était de son devoir de faire l’application des mesures exigées par celle-ci afin que les personnes à mobilité réduite puissent jouir pleinement de certains droits tel que: le droit de pouvoir circuler convenablement, le droit à l'éducation, à l'information, le droit de participer aux activités civiques et sociales du pays. Ils sont en outre des droits qui leur sont relatifs. Cependant qu'en est-il vraiment?

Dix années se sont écoulées depuis que le séisme du douze janvier a dévasté le pays. Causant suite à son passage des dégâts considérables et augmente dès lors le nombre des personnes  handicapées. Donc, cette fois plus que jamais, il incombait à l’État haïtien de créer un pays inclusif où leurs droits seraient pris en compte. Cependant, dans un pays où le concept ‘‘droits " reste à redéfinir, le leur laisse à désirer.

En ce qui a trait à la violation de droit des personnes handicapées, dans un pays où les trottoirs se convertissent en de véritables marchés. Pour une personne à mobilité réduite, le facteur environnemental représente un enjeu considérable. Et avec des écoles privées ou publiques inaccessibles à eux, l’accès à l’éducation demeure plus qu’un luxe pour une grande majorité. De ce fait, certains parents préfèrent les garder chez eux. Ainsi, elles se voient privées de ce qui leur est dû.

Cependant, le droit à l’éducation est de loin le seul qui leur a été refusé. Bien que la convention exige que les États ayant ratifié la charte leur permettent de jouir pleinement de leur droit civique et social. Toutefois dans le cas d’Haïti, ça n’a pas été fait ou du moins pas encore, puisque jusqu’aux élections de novembre 2015, le droit de vote  était refusé à un groupe car d'une part  l'accessibilité aux bureaux de vote était difficile.  D’autre part, les bulletins de vote étaient imprimés de manière à ce que seuls les voyants puissent les lire.

Et alors que la télévision joue un rôle important pour relayer une information de manière plus inclusive, rares sont les chaînes de télévision où il y a quelqu'un interprétant le langage des signes. Donc, une personne sourde ne pourra pas comprendre de quoi il s'agit et s'il s'agissait d'un message d'évacuation et se verrait coincer sans l'aide d'une autre personne. Or le droit à l'information leur est inscrit dans la charte signée par l'Etat haïtien.

Par ailleurs, ses violations sont en autres des choses qu' elles subissent au quotidien dans la société haïtienne. Elles sont souvent victimes de discrimination, puisqu’en Haïti elles sont les plus souvent considérées comme des fardeaux et c’est de cela découle cette appellation ‘‘kokobe’’

Mais ce qu'il faut retenir, le handicap n’est pas la personne en elle-même mais le milieu dans lequel elle évolue. Dans certains pays, elles parviennent à vivre pleinement leur vie sans constituer un fardeau pour d'autres. Donc, c’est à l'État de respecter la ratification de la convention en créant un pays exclusif.

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