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L'humanisme dans la politique haïtienne la perle rare

Auteur: John Gerald Stanley Mervil

L'humanisme dans la politique haïtienne la perle rare


Devenue le quotidien de l'Haïtien, la recrudescence de l'insécurité semble touchée à son paroxysme, tantôt l'on entend parler des exactions dans les quartiers populeux notamment à bas Delmas, plus précisément Bel-Air, ruelle Mayard. Tantôt d'autres personnes tuées lors d'un enlèvement raté. À cet effet, les noms sont nombreux, nous pouvons citer l'avant-dernier qui est celui du docteur Ernst Paddy où plus d'un a été choqué hormis les responsables ,les dirigeants du pays à qui cela semble n'avoir guère affecté puisque comme ils le font couramment, aucun tweet n'a été fait pour le dénoncer tandis que le même jour, M. Jovenel Moïse a tweeté, se dit solidaire aux victimes de l'accident qui a eu lieu lors du mouvement contre le kidnapping,  ce que les gens considèrent comme la banalisation de la vie.


Pendant que la population se fait enlever contre rançon, tuée en pleine rue,les responsables des droits humains lancent des SOS afin d'éradiquer le fléau, le peuple pour sa part foulé le macadam à chaque occasion par centaines de milliers pour démontrer leur ras-le-bol, cependant la situation persiste et il paraît même que les Haïtiens vont devoir vivre avec.


À qui profitent-ils? Aux responsables de l'opposition, comme l'affirment certains défenseurs du pouvoir en place? Avec le gouvernement ? Ce sont des questions sujets à des réflexions poussées, cependant dans les médias, les représentants des deux groupes font du tac-au-tac, des accusations par-ci par-là et pendant ce temps, la population est larguée,ne sachant plus vers quelles divinités se tourner, puisque le dernier cas en date qui a défrayé la chronique prouve que les Haïtiens ne sont même pas en sûreté dans les lieux de culte sauf, dans les voitures blindées du gouvernement obtenues grâce à l'argent des contribuables et roulées par ceux qui sont censés les protéger.

Depuis plusieurs mois déjà, il y a eu une dégradation progressive des institutions étatiques. La famille,quant à elle, se déresponsabilise. Le fait troublant survenu dans l'après midi du 01 avril à Diquini prouve et démontre clairement qu'aucune institution est à l'abri face à ce phénomène qui ronge la société haïtienne, alors que même en temps de guerre, l'Église, l'Université, les ambassades sont des zone déclarées neutre. Ce qui se passe en Haïti semble pire que la guerre. Face à cela, l'on est dans le chagrin de voir le pays franchir le cap sans qu'aucune des forces qui se disent défenseurs des intérêts de celui-ci démontrent vraiment une envie de faire quelque chose pour pallier cette catastrophe.


Le dédouanement des responsabilités chez les leaders politiques est un fait si troublant qu'on se demande s'ils ne souffrent pas d'un syndrome quelconque. À chaque situation, son bouc émissaire; les rues sont entravées d'ordures, la  faute est à la population qui en jette n'importe où, alors que les services municipaux sont inexistants dans la majorité des communes. Les enlèvements contre rançon ne sont pas l'irresponsabilité des dirigeants incapables d'assurer un environnement sécuritaire aux habitants, mais celle de la teinture des voitures donc, nul n'est responsable.


Toutefois, le problème majeur de la population haïtienne n'est autre que l'effritement des valeurs, des parents démissionnaires qui ont fait don à ce pays des hommes sans scrupules où les gens ne savent plus à qui faire confiance qu'il soit opposition ou gouvernement. Faute de l'existence du pouvoir judiciaire,  l'impunité règne en maître et seigneur en cette république de confédération de gangs armés . Et pour arriver à leur faim qu'il soit pour récupérer ou rester au pouvoir, la majorité d'entre eux sont prêts à commettre des forfaits à l'encontre même de la populace qu'il prétend défendre et ce, sans se soucier des poursuites pour les atrocités commises.


Cette préoccupation pour défendre les intérêts de la masse ,existe-t-il vraiment ? Si oui ,où est-elle puisque la situation de la première nation noire indépendante va de mal en pis.

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