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Le laxisme de la société haïtienne d'aujourd'hui aux frais d'une société moribonde

Auteur: John Gerald Stanley Mervil

Le laxisme de la société haïtienne d'aujourd'hui aux frais d'une société moribonde

Au sein d'un pays, la famille joue un rôle prépondérant. D'où l'importance de l'éducation familiale qui est le moyen par lequel les parents inculquent les valeurs intrinsèques aux générations futuristes pour la bonne marche de celle-ci. Étant l'une des plus prestigieuses institutions sur laquelle les bases sociétales furent fondées, sa bonne marche donne une certaine garantie. Toutefois, dans ce contexte si particulier que nous nous retrouvons aujourd’hui, où cette dernière avance à grandes enjambées vers la déchéance totale ; les valeurs humaines sont bafouées, nous sommes à même de nous questionner sur son fonctionnement quitte à nous demander si elle fonctionne encore.

Pour le philosophe américain William James, “la famille est le noyau de la civilisation”. Et elles sont nombreuses les personnes d'exception qui se sont penchées sur le rôle et l'importance de l'éducation familiale dans une société. Tellement vrai, l'écrivain Français, Victor Hugo déclara, “ L'éducation, c'est la famille qui la donne ; l'instruction, c'est l'État qui la doit”. Ainsi, avec les recherches sociologiques qui démontrent qu'il y a plusieurs types de parents, où chacun d'eux peuvent adhérer à un système éducatif, liée avec leur contexte socioculturel et économique, leur choix peut être, du laxisme ; du libéralisme ou du rigorisme. Néanmoins, chacun d'eux a ses bienfaits et ses méfaits sur la société.

Mais avant toute chose, parlons d'abord des fonctions de la famille qui sont au nombre de cinq ; son rôle premier est celui de la reproduction, mais aussi la fonction biologique, les fonctions de "socialisation" qui nous intéressent le plus et attirent notre attention, est "le processus par lequel un individu fait l'apprentissage des rapports sociaux entre les hommes et assimile les valeurs, les normes et les croyances d'une société". La famille joue un rôle important dans la vie future de l'enfant en lui transmettant les règles essentielles à la vie collective. Elle incarne le rôle de première école, elle permet à l'enfant de s'intégrer dans la société, c'est la première instance de socialisation, juste après vient la production et enfin l'affection.

Maintenant, parlons des différents types d'éducation que l'on retrouve dans certaines sociétés. Bourdieu en a révélé trois grands systèmes d'éducation, le laxisme de la classe supérieure, le libéralisme de la classe populaire et le rigorisme de la classe moyenne.

Le premier modèle est caractérisé par l'indépendance, il est présent dans les sociétés occidentales, industrielles, urbaines et plus particulièrement dans les classes moyennes. Celle-ci dirige leur investissement émotionnel et matériel davantage vers les enfants que vers l'ancienne génération. Dans ces sociétés, l'éducation familiale implique peu de contrôle et une permissivité que dans les sociétés traditionnelles, l'autonomie de l'enfant est encouragée parce que dans un contexte socioculturel et économique caractérisé par une faible dépendance intégrationelle être indépendant et savoir compter sur soi sont des qualités valorisées.

Dans le deuxième, le modèle familial est caractérisé par la dépendance, on le retrouve généralement dans les sociétés traditionnelles rurales et agricoles où le réseau rationnel est très dense et où la dépendance matérielle et émotionnelle entre les générations est forte. Les valeurs éducatives qui prédominent dans ces communautés sont l'obéissance et la dépendance ; on y promeut davantage le contrôle que sur l'autonomie.

Quant au troisième modèle "indépendance émotionnelle" ils se trouvent le plus souvent dans des zones urbaines, des sociétés qui se modernisent. Dans ce modèle, les indépendances émotionnelles continuent de génération en génération même en absence d'indépendance matérielle. Les investissements émotionnels des jeunes adultes sont dirigés vers les parents âgés, mais aussi vers les enfants. La loyauté envers la famille est valorisée, mais l'individualisme commence à émerger à côté du contrôle parental et de l'accent mis sur la dépendance dans l'éducation des enfants une place et faites pour l'autonomie les sociologues considèrent que ce modèle est optimal pour les relations dans la famille par ce qu'il intègre dans l'éducation.

Par analogie, celle qui définit la société haïtienne d'avant est de loin le second, car les parents haïtiens prêtaient une attention particulière à la fréquentation de leurs descendants, ils surveillaient minutieusement les faits et gestes de leur progéniture. Cependant, l'on remarque que nous nous rapprochons de nos jours beaucoup plus vers le laxisme que le rigorisme, or vraisemblablement ils nous allaient mieux, car de nos jours l'on peine à trouver une personne de valeur.

L'on constate une détérioration au sien des foyers. Sous prétexte évolutif les enfants s'adonnent à des choses qu'ils n'avaient pas droit et ne respectent plus rien.

Face à cette situation lamentable, l’on est en quête de réponse et de moyen pour rebâtir la société haïtienne qui est privée de son humanité et son nationalisme, devrions-nous changer de système éducatif ? D'après vous quel serait le meilleur ? Étant donné que la charité bien ordonnée commence par soi-même, ne devrions-nous pas commencer dans notre foyer ?

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