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La Liberté humaine, entre limites et obstacles

Auteur : Joame BAPTISNÉ

La Liberté humaine,  entre limites et obstacles

L'homme est un être sentant, pensant, agissant et qui a la force de caractère, doué d'un caractère évolutif le poussant à tout remettre en cause, ce qui le distingue sans nul doute des autres espèces.

Néanmoins,  pour se défaire de l'état de nature, et vivre en communauté, des principes allaient s'imposer inexorablement, car pour reprendre Hobbes l'homme est un loup pour l'homme, son instinct de survie, sa soif de vengeance devenaient vite un problème d'où l'avènement du Léviathan, ancêtre de l'Etat.

Très vite, des conceptions allaient se diverger autour de la liberté de l'homme, assurée par un organe régulateur pour paraphraser Montesquieu, la liberté c'est le droit de faire ce que les lois permettent.
Plus loin, de manière littérale la liberté peut se définir comme étant la possibilité, le pouvoir et la capacité d'agir sans contrainte aucune, c'est le fait d'être autonome selon certains.

Sur le plan étymologique,  elle vient du latin liber qui signifie libre, en effet la liberté est également la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, son propre gré dans le cadre d'un système politique, ou social dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

Alors à cet effet, plusieurs interrogations s'imposent,  être libre serait-ce ne pas rencontrer aucun obstacle?
Peut-on parler de liberté sans limites?
Les limites rencontrées par l'homme ferait-elles obstacle à sa liberté ?
Que serait une société sans limites, sans règles?

Crédit photo : wikiberal.org

Les sociétés humaines n'ont pas toujours été telles qu'elles sont de nos jours, beaucoup de changements se sont opérés dans la vie de l'homme, tant au niveau organisationnel qu'au niveau personnel.
La façon dont pensent les êtres humains, leurs aspirations divergentes se révèlent fort souvent source de conflit, Sartre pense que l'homme est condamné à être libre, on y voit ici une liberté conditionnée, donc l'homme aura toujours tendance à jouir de sa liberté et ce dernier peut devenir néfaste s'il le fait de manière excessive, comme dit l'adage l'excès en tout nuit.

Alors, la notion de liberté porte souvent à équivoque, d'où l'ambiguïté que cela engendre.
Rousseau pense que la liberté consiste à faire sa volonté qu'à ne pas être soumis à celle d'autrui, dans le même sens que Stuart Mill qui croit que la liberté c'est de faire ce que l'on désire.
Mais pour assurer l'harmonie sociétale, l'État à pris naissance, ce dernier devrait détenir le monopole de la violence légitime pour citer Max Weber, assurer la bonne organisation sociale même ici, Lénine en trouve un obstacle, car pour lui tant que l'Etat existe , pas de liberté ; quand régnera la liberté, il n'y aura plus d'Etat.

Dans le fameux ouvrage de Montesquieu intitulé De l'esprit des lois, il définit la liberté comme étant le droit de faire ce que les lois permettent.
De là étant on aperçoit déjà un obstacle à l'homme qui pourrait bien entraver sa liberté qui n'est autre que la loi.

En effet, selon Montesquieu, si chacun pouvait désobéir à la loi,  plus personne ne serait libre, puisque chacun suivrait sa propre volonté sans règles communes, ce qui nous traînerait tout droit vers une anarchie.

Ainsi, Jhon Lock va plus loin, d'ailleurs pour lui, la liberté est sacrée, et sans elle, on ne peut prétendre  être  humain, il n'y a d'hommes que d'hommes libres dit-il.

Toutefois, des limites à l'homme pourraient toujours être considérées comme des obstacles, dans la mesure où, l'homme est conçu pour être maître de sa volonté, renoncer à sa volonté peut s'avérer un problème hautement philosophique.
Alain Leblanc aurait-il tort de considérer que la liberté est celle dont on profite sans condition,  parallèlement, on établit d'une part la liberté individuelle et de l'autre,  la liberté collective dite sociale, pour avoir une cohésion, il fallait à tout prix socialiser la première pour citer Proudhon.

Néanmoins, n'est-ce pas Benjamin Constant qui eût à dire que liberté n'est autre qu'un état d'esprit, de telle sorte qu'elle ne soit point limitée ou contrôlée, elle ne se résume pas à ce qu'on définit où ce qu'on peut voir à l'œil.

Sans les normes et les règles ce n'est pas que la liberté qui serait menacée mais aussi toute l'espèce humaine, donc les limites que pourraient rencontrer l'homme dans toute tentative de socialisation, c'est pour assurer à plus forte raison, la liberté car l'excès de liberté mène irrémédiablement au despotisme, en plus Sartre considère peut être à raison qu'être libre ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut. Rousseau de son côté, affirme dans "Du Contrat Social" qu'il n'y a donc point de liberté sans lois. Selon lui, la loi permet à l'homme de retrouver sa vraie liberté.

En somme, on peut avoir l'impression que le véritable obstacle à la liberté c'est peut être la loi, mais la liberté ne peut être assurée que par des lois. Cette hypothèse est aussi vraie puisqu'il n'y a pas de liberté sans lois parce qu'en réalité que serait la liberté sans la loi.

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