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Crise socio-politique et économique : Haïti vit un vent de panique

Auteur: Didlay Duperat

Crise socio-politique et économique : Haïti vit un vent de panique

La crise socio-politique et économique sévit à Haïti, y installe le chaos et la précarité. Elle s’attache au phénomène de kidnapping, aux massacres initiés par des groupes de gangs lourdement armés, à l’assassinat de plusieurs personnalités importantes et aux autres phénomènes qui ne font que répandre la terreur dans le pays. Ce qui panique la population haïtienne.

Une crise est une période d’instabilité sociale, politique ou économique d’un pays. Plusieurs (pays) l’ont connue et s’en sont bien sortis. Malheureusement, tel n’est pas encore le cas pour Haïti. Au contraire, la phase aiguë de mal-être s’aggrave et pire, s’affole de jour en jour.

Sur le plan social, l’insécurité règne. Elle contribue premièrement aux massacres qui ont coûté la vie humaine (à La Saline, à Carrefour-Feuilles, dans l’Artibonite, à Grand Ravine…). Deuxièmement, aux cas de kidnapping qui ne cessent de multiplier dans le pays (quelques-uns ont déjà pris la vie de plusieurs personnes, Evelyne Sincère par exemple), à l’assassinat d’une multitude de personnalités importantes du pays (Me. Monferrier Dorval, l’ingénieur Ferry Cavé, on en passe), troisièmement, aux groupes de gangs qui terrifient les habitants et aux autres phénomènes qui ne font que terroriser la population haïtienne.

Sur le plan économique, à cette crise, des répercussions défavorables qui portent préjudice à l’économie du pays sont criantes. Elle ne crée pas un climat stable où certains investisseurs nationaux ou internationaux peuvent se décider d’y investir sans inquiétude. D’ailleurs, nous avons déjà connu quelques cas de pillage d’entreprises (RTG, RTVC, DELIMART, UNIVERSAL MOTORS et bien d’autres encore). En plus, une panoplie d’entreprises semblent être dysfonctionnelles, à cause de la période d’instabilité, BEST WESTERN PREMIER à titre d’illustration. Ce qui n’est pas au profit du pays.

Sur le plan politique

Tout va de mal en pis et on perd le contrôle, le phénomène de crise fait que les choses se font autrement. Les forces de l’ordre qui sont là pour protéger et servir, se sont affrontées (la Police contre les FAD’H). On en a même compté quelques cas de morts et de blessés au Champs-de-Mars (Port-au-Prince). La corruption ne cesse jusqu’à présent, même si le président Jovenel Moïse, a dit l’avoir identifiée depuis quelque temps. Le pire, tout semble indiquer qu’aucune lumière sur la dilapidation des fonds Petro Caribe ne soit faite (pas même une seule arrestation). La démocratie, semble-t-il, n’est pas de bonne mise au pays ; c’est le contraire qui s’y instaure, selon les dires de certains. On est dans une véritable énigme !

Depuis quelques mois, on ne cesse de parler de la crise servie à Haïti. Presque tous les Haïtiens en parlent. Certains ont même participé à des manifestations pour essayer de pallier la phase aiguë de mal-être. Mais, en dépit de tout, rien ne change jusqu’à maintenant. Au contraire, tout reste statique et s’envenime. Pour ainsi dire, la situation de crise dans le pays fait l'objet d'accusations réciproques. C'est-à-dire que l'opposition accuse le pouvoir en place, le pouvoir en place, lui aussi, accuse l’opposition. Véritable dilemme ! Ce qui nous porte à nous demander au final : qui en est vraiment le responsable ? Après tout, si jamais, qui serait mieux placé pour émettre ce verdict ? En tout cas, que l’avenir nous en dise le reste !

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